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12 novembre 2019
de DELANNOY Thierry
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EIKO OJALA : le minimalisme au service des causes !

Eiko Ojala est un artiste et illustrateur Estonien réputé , qui partage son temps entre l’Estonie et a Nouvelle Zélande. Il aime par dessus tout épurer les formes et travailler le détail de l’ombre et de la lumière.

Son approche minimaliste met en avant d’impressionnants effets de matière : du cuir, du tissu et surtout du papier. Ses illustrations associent originalité graphique, minimalisme et intelligence de situation.

Collaborant avec de nombreux journaux et magazine, il est passé maitre dans l’illustration des phénomènes de société, comme les changements climatiques, la difficulté à communiquer, les inégalités, la violence des armes,…avec une justesse qui impose le respect.

Retrouvez toutes ses illustrations sur : http://ploom.tv/

5 novembre 2019
de DELANNOY Thierry
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Une référence, bien avant PANTONE!

En 1692, l’artiste A. Boogert a entrepris d’écrire un livre en néerlandais sur le mélange des aquarelles.

Commençant le livre par quelques explications sur l’utilisation de la couleur dans la peinture, il a poursuivi en expliquant comment créer certaines teintes et changer le ton en ajoutant une, deux ou trois doses d’eau. La formule semble assez simple, mais le produit final est presque inimaginable dans ses nuances et son ampleur.

Avec près de 800 pages entièrement manuscrites et peintes, le « Traité des couleurs » est probablement le guide le plus complet de la peinture et de la couleur de son époque.

Selon l’historien du livre médiéval Erik Kwakkel qui a traduit une partie de l’introduction, le livre en couleur était destiné à servir de guide pédagogique. L’ironie, c’est qu’il n’y avait qu’une seule copie qui n’a probablement été vue que par très peu d’yeux.

Il est difficile de ne pas comparer les centaines de pages de couleurs à son équivalent contemporain, le Pantone Color Guide, qui ne sera publié pour la première fois qu’en 1963, soit 271 ans après ce chef d’œuvre.

L’ensemble du livre, actuellement conservé à la Bibliothèque Méjanes d’Aix-en-Provence est consultable en haute résolution ici.

Source : https://www.thisiscolossal.com/2014/05/color-book/

31 octobre 2019
de DELANNOY Thierry
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C’est de saison !

Fin octobre, avec ses défilés d’enfants déguisés en Dracula et autres sorcières, annonce le début novembre et sa fête des morts ! Ce sujet a inspiré une réaction toute aussi utile qu’artistique dans un quartier de Mexico.

Dans le quartier de Santa Cecilia de Tlahuac, 2 squelettes sont apparus, semblant sortir des nids de poules qui colonisent les rues de la région, à l’approche du jour des morts.

Contestation contre l’état dégradé des routes ou célébration de la fête des morts, chacun s’est posé la question !

A l’origine de cette manifestation artistique, toute une famille du coin, la famille Medina Jaen, qui a fabriqué les squelettes surdimensionnés et les a placés au niveau des dégradations, ajoutant des piles de gravats prélevés dans la rue, pour rendre la scène plus réaliste !

Toute la famille a contribué à la réalisation de ses squelettes, pour perpétuer une tradition mexicaine et décorer le quartier pour les fêtes.

Ces crânes racontent ainsi l’histoire des traditions ancestrales mais soulignent par la même occasion, l’état de délabrement des rues, qui, à cause de la pluie et de la négligence de l’état, sont remplies de trous, qui pourraient bien à l’occasion envoyer l’un ou l’autre vers l’au-delà.

Ces sculptures resteront sur place jusqu’au 3 novembre et avec elles d’autres sculptures du collectif indien Yacoalli.

source : 2 squelettes surgissent dans les nids de poules

29 octobre 2019
de DELANNOY Thierry
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Rus Khasanov : les typos comme vous ne les avez jamais vues !

Le travail du graphiste, artiste et photographe Rus Khasanov est guidé par la devise « La beauté est partout » qu’il exprime dans des vidéos, des typographies et des illustrations, la capacité d’exprimer des émotions fortes à travers l’art visuel, l’expérimentation et l’improvisation jouant un rôle central dans son processus créatif.

Au cœur du travail de Ruslan se trouve le désir de montrer la synergie entre l’art, la science et le design, que ces disciplines ne sont pas séparées mais peuvent être traitées dans un travail avec un enrichissement mutuel.

Et ce que l’on peut dire, c’est que son processus artistique n’est pas ordinaire.

Pour la création de ses typos, les caractères sont des motifs émergeant d’éléments généralement chaotiques et sans forme : poussière, lumière, liquide, colonies de bactéries mais aussi pixel d’écran d’ordinateur,…

Pour son dernier projet : Marmalade Type , Ruslan a capturé, à l’aide d’une caméra, une typographie brillante et colorée, sans qu’il n’y ait une seule goutte de peinture.

Il s’agit seulement d’un phénomène d’interférence et les lettres qui en résultent apparaissent sur la page comme des taches multicolores chatoyantes.

Pour découvrir toutes ses techniques, rendez vous sur son site : http://ruskhasanov.com/ ou son compte behance

22 octobre 2019
de DELANNOY Thierry
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L’univers des mots d’Emmanuelle Moureaux !

Emmanuelle Moureaux est la plus Japonaise des françaises ou la plus française des Japonaises ! Née en France en 1971, cette architecte vit à Tokyo depuis 1996. Inspirée par les couches et les couleurs de Tokyo qui ont construit une profondeur et une densité complexes dans la rue, et par les éléments spatiaux traditionnels japonais comme les écrans coulissants, elle a créé le concept de shikiri, qui signifie littéralement  » diviser (créer) l’espace avec des couleurs « 

Elle utilise les couleurs comme des éléments tridimensionnels afin de créer des espaces, plutôt que comme une touche finale appliquée sur des surfaces. Maniant la couleur comme médium pour composer l’espace, son souhait est de donner de l’émotion à travers les couleurs avec ses créations, qui vont de l’art, du design à l’architecture.

Sa série d’installations – 100 couleurs – exprime les émotions de l’expérience des couleurs et des couches de Tokyo. Dévoilée en 2013 pour célébrer le 10e anniversaire de son atelier, elle prévoit d’exposer « 100 couleurs » dans différentes villes du monde.

Quelle aubaine pour Emmanuelle Moureaux, de faire coïncider le 100 ème anniversaire de la célèbre boisson japonaise Calpis avec le festival des stars japonaise TANABATA, en dévoilant deux installations combinées « Universe of Words » et « 100 bouteilles message ».

Le jour de Tanabata, les Japonais écrivent leurs aspirations et leurs rêves sur des feuilles de papier de couleur et les accrochent à une branche de bambou dans l’espoir que leurs souhaits se réaliseront.
Emmanuelle Moureaux réimagine cette tradition en extrayant le sens de Tanabata sur les mots flottants.

Elle a choisi l’alphabet écrit le plus simple, « hiragana », composé de seulement 46 caractères différents, celui qui est utilisé à Tanabata,
L’univers créé par ces hiraganas flottants suscite de l’émotion par son immobilité et son coté infini. L’hiragana ondoyant symbolise les morceaux de papier colorés qui se balancent à partir de la branche de bambou

L’installation était composée d’environ 140 000 hiraganas, régulièrement alignés en grilles tridimensionnelles. Les visiteurs pouvaient s’émerveiller à l’intérieur de l’espace coloré rempli d’hiraganas pour partager le sentiment d’immobilité.

Des sections de l’installation ont été enlevées, créant des chemins qui traversent l’installation. Au fil des innombrables hiraganas, les mots viennent peu à peu à l’esprit…

Dans le cadre de la série d’installations « 100 couleurs » d’Emmanuelle Moureaux, les couches d’hiraganas ont été colorées dans 100 nuances de couleurs, créant un univers coloré de mots.

A l’intérieur de ces figures, des silhouettes de bouteilles CALPIS ont été cachées et ont pu être retrouvées avec le logo CALPIS, ajoutant ainsi une touche ludique à l’installation

Un chemin conduisait les visiteurs à la salle d’installation suivante, « 100 bouteilles à messages ».

L’installation « 100 bouteilles message » a été conçue pour que les visiteurs puissent trouver la « bouteille message » qui leur correspond le mieux.
100 bouteilles « CALPIS » spécialement conçues dans 100 nuances de couleurs ont été associées à 100 mots tels que « amitié », « nostalgie », « chaleur », chaque « bouteille message » représentant une couleur et la signification d’une relation particulière.

Une fois que les visiteurs avaient trouvé leur « mot », ils pouvaient prendre une photo devant leur bouteille à message pour se souvenir de cette expérience vraiment inoubliable.

Retrouvez tout l’univers d’Emmanuelle Moureaux

15 octobre 2019
de DELANNOY Thierry
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Le carrelage comme matière première !

Si vous pensez que le destin du carrelage est de passer du magasin de bricolage aux murs ou sols de votre salle de bains ou de votre cuisine, détrompez-vous ! Zhanna Kadyrova, cette artiste ukrainienne, née en 1981, en a fait son matériau artistique de prédilection.

Le choix de ce matériau a, au départ, été motivé par le nom de l’expo « tile. Plumbing » qui ne vit jamais le jour, mais qui donna l’occasion à Zhanna Kadyrova de découvrir le matériau qui deviendra iconique pour son travail.

Sa première sculpture figurative, transforme littéralement le sujet de la sculpture en sa matière : le plombier/carreleur est fait de la matière dont il se sert. Transformant cette première œuvre faite de carrelage en une vraie réflexion sur notre rapport au travail : « nous sommes notre travail ! »

Influencée par la tradition soviétique qui consistait à embellir les espaces publics à l’aide de mosaïque de carrelage, elle a réinterprété les objets du quotidien, qui reçoivent peu d’attention, en sculptures monumentales.

Lors d’un voyage à Sao Paulo, sa fascination pour le carrelage a été confirmée au regard des décors muraux de céramique colorée, qui recouvrent les façades des magasins, cafés, habitations et administrations.

De là, sont nés de nouveaux projets, autour du recyclage : Second Hand s’est alors décliné d’abord au Brésil, puis en Ukraine. Réutilisant d’anciens carreaux, l’artiste a créé des objets insolites, tels que des robes, jupes,…positionnés dans le décor qui les a inspirés !

Une belle manière de réinterpréter une matière qui a subi les outrages du temps.

Source : https://www.kadyrova.com/project-en

8 octobre 2019
de DELANNOY Thierry
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L’art du trompe l’oeil !

Né en Espagne en 1977, Péjac est un artiste aux multiples talents, mais surtout et avant tout, un virtuose du trompe l’œil !

Issu d’une formation académique, Péjac prend rapidement les chemins de traverse, pour exposer ses œuvres à la vue du plus grand nombre. Il joue avec les éléments architecturaux, pour écrire une véritable poésie urbaine.

New order 2013

Mais en dehors de cette vision très street art de ses talents, Péjac s’exerce également au trompe l’œil à travers des projets plus petits, sublimant chaque fois le support dont il fait sortir son œuvre.

Donnez lui une page de vieux cahier quadrillé et il vous fera découvrir un arbre qui s’en détache ou un manifestant prés à vous lancer son pavé de papier !

Un panneau de bois brut prend sous son pinceau des airs de terrains vagues où se perdent des enfants esseulés, de gouffres sombres ou d’enchevêtrements de matière.

SOS – 2017
Hidden
Trench – 2017

Quelques coups de crayons transforment une page blanche en scènes surréalistes tandis que le revers d’une enveloppe accueille le déhanché d’un funambule, un peu clown !

Desire – 2013
Tsunami – 2016
Love letter – 2018

Quelle magie dégagée de ces dessins souvent monochromes, dont la simplicité du traitement n’a d’égal que la sophistication de l’œuvre !

Retrouvez plus d’œuvres de Péjac
sur https://www.pejac.es/
Instagram ou Facebook.

1 octobre 2019
de DELANNOY Thierry
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Un art révélé par la lumière !

Daku, un street artiste indien, dont on en connait pas la véritable identité, ponctue depuis plus d’une dizaine d’années maintenant, les villes indiennes de ses graffitis.

Commençant par tagger son propre nom sur les rues de Mumbai et du sud de Delhi, il s’est rapidement fait remarquer par ses différentes prises de position : opposition à l’autorité policière, réaction à la hausse des prix,…

Plus qu’avec les images, c’est avec les mots qu’ils aiment jouer ! Comme pour ce projet éphémère, installé dans les rues de Panijm (capitale de l’état indien Goa).

Située le long de la route du 31 Janvier, des lettres posées sur une résille dessinent des mots sur le sol.

La lumière du soleil traversant cette résille, projette les ombres de lettres qui déclinent toutes les notions du temps : « les choses prennent du temps », « le temps nous joue des tours », Le temps est le plus long chemin entre 2 endroits »,…

Un spectacle changeant avec la lumière du soleil, qui a de quoi interpeller et faire réfléchir le passant.

Retrouvez plus de projets de l’artiste sur Instagram

Source : https://www.thisiscolossal.com/2019/01/theory-of-time-by-daku/

24 septembre 2019
de DELANNOY Thierry
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Le nouveau monde LEGO

La sortie d’une nouvelle campagne de pub internationale, réalisée par l’agence parisienne BETC pour la célèbre marque de briques de construction est une bonne occasion de revenir sur une histoire peu ordinaire !

Devise qui traduit le « seul le meilleur est bon » qui anime l’entreprise depuis ses débuts.

L’aventure de l’entreprise démarre bien avant la première brique !
C’est en 1932, qu’ Ole Kirk Christiansen, un menuisier danois dont les affaires peinent un peu, décide de créer des jouets en bois pour subvenir aux besoins de ses 4 enfants, qu’il élève seul après le décès de leur mère !

Un des premiers jouets développés par la marque

Malgré une qualité reconnue, l’entreprise de Billund, peine à décoller.
Ole Kirk se dit alors qu’il lui faut, pour être reconnu, un nom de marque court et reconnaissable! C’est comme ça qu’en 1934 LEGO nait de la contraction de « leg godt » (qui signifie en danois : bien jouer).
Si le logo a bien évolué dans son histoire, ce nom, qui signifie également en latin « j’assemble » était tout trouvé, pour l’activité qui allait devenir celle de cette entreprise !

La conjonction d’un incendie qui détruisit l’atelier et la découverte d’une machine fabriquant des briques plastiques lors d’un salon, a donné l’idée dés 1952 à Christiansen, épaulé par son fils Godtfred, de se lancer dans des premiers kits de construction en briques plastiques !

Mais la brique de l’époque n’est pas satisfaisante, Ole Kirk travaille sur un modèle, qui s’imbrique parfaitement et permet ainsi aux enfants de laisser libre court à leur imagination. Cette brique de 1958 est toujours compatible avec celles d’aujourd’hui !
La même année Godtfred met au point un « système » complet, où toutes les briques peuvent s’emboiter, c’est le début du sucés. Succès que son père ne connaitra pas, puisqu’il décède la même année.

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17 septembre 2019
de DELANNOY Thierry
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Le monde enchanté de Kristina Makeeva !

Alliant un talent pour Photoshop à une imagination débordante, la photographe et « magicienne moscovite » Kristina Makeeva crée des représentations oniriques dignes d’un conte de fées.

Lorsqu’elle ne capte pas la magie de Moscou à Noël ou qu’elle ne met pas en scène les décors de son environnement, Makeeva utilise ses talents de monteur numérique pour produire des photographies enchanteresses et surréalistes.

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